Voiture électrique : le directeur de Renault convaincu qu’il ne faut « pas lâcher »
Voté en février 2023, l’objectif de la fin des moteurs thermiques au sein de l’Union européenne devait être atteint en 2035. Si cette aspiration semble compromise, le directeur général de Renault, Luca de Meo, assure qu’il ne faut « pas lâcher » le développement de voitures électriques. Pour lui, il s’agit d’une technologie bientôt « dominante en Europe ».

C’était l’un des objectifs à atteindre en 2035. L’objectif de zéro rejet de gaz à effet de serre dans l’Union européenne pour les automobiles neuves à partir de 2035 semble s’éloigner car les trois conditions nécessaires, dont le développement des voitures électriques, ne sont pas réunies, expliquait la Cour européenne des comptes dans un rapport, publié en avril dernier.
Si les ventes de voitures électriques ont enregistré une baisse de 11,2 % en 2024 par rapport à l’année précédente, le directeur général de Renault, Luca de Meo, reste confiant : il ne faut « pas lâcher » le développement de cette technologie, a-t-il prévenu ce jeudi. « On est hyper convaincus que l’électrique va être une technologie dominante en Europe, et qu’elle est la meilleure si on veut réduire l’impact du transport », a assuré le directeur du constructeur automobile français.
Revenant sur des propos que ce dernier a eus lundi dernier, au journal Les Échos, craignant un « malentendu » lorsqu’il a exprimé que l’objectif de 100 % de ventes de véhicules électriques en 2035 était « compliqué » et qu’il espérait un report de cette date butoir pour l’Union européenne. Et pour cause : les constructeurs risquent de lourdes amendes et ce, dès l’année 2025, s’ils ne vendent pas suffisamment d’électriques.
« Personne ne peut accuser l’industrie automobile de ne pas avoir fait le boulot »
Pour respecter les normes d’émissions de CO2, l’industrie automobile devra forcément pousser les ventes d’électriques, ou bien abaisser sa production de 2,5 millions de voitures thermiques en Europe, d’après les calculs de Luca de Meo. Pour le propriétaire de Renault, l’idée est de respecter ces normes et d’éviter les amendes, mais au niveau de l’industrie « la tendance qu’on voit n’est pas bonne, parce qu’il n’y a pas une approche homogène au niveau européen ».
« Il faudra un constat, comme dans toutes les stratégies, et corriger, mais sans perdre l’objectif d’y arriver », a relevé celui qui est aussi président de l’ACEA, le lobby européen des constructeurs automobiles. Ajoutant que « personne ne peut accuser l’industrie (automobile) de ne pas avoir fait le boulot », il appelle l’Union européenne à poursuivre le travail sur l’infrastructure de recharge, ou en renforçant, par exemple, les objectifs d’électrification des flottes d’entreprises, a-t-il suggéré.








