Automobile : les immatriculations en France de Tesla continuent de dégringoler
Si les ventes des véhicules en Europe se reprennent un peu, le marché français est toujours sinistré en baisse de 5,64 % en avril par rapport à l’année précédente. Dans cet environnement où le marché des véhicules stagne, Tesla dégringole avec seulement 863 véhicules vendus en avril.

Les immatriculations de voitures neuves en France ont chuté de 5,64 % en avril par rapport à l’année précédente pour atteindre 138 694 véhicules, selon les données de l’organisme automobile français PFA. Sur les quatre premiers mois de 2025, 548 779 nouveaux véhicules neufs ont été immatriculés en France, soit une baisse de 7,4 % par rapport à la même période de l’an passé.
Dans ce contexte de morosité ambiante, le grand perdant est incontestablement Tesla. Alors que les parts de marché de l’électrique stagnent à près de 18 %, les immatriculations de Tesla ont continué de chuter en France en avril, avec une baisse de près de 60 % par rapport au même mois il y a un an.
En pleine modernisation de sa gamme mais potentiellement freiné aussi par l’image de son patron Elon Musk, le constructeur américain de voitures électriques a vu ses immatriculations baisser de 44 % en France depuis le début de 2025, avec seulement 7 556 véhicules écoulés.
Si Elon Musk a fait savoir qu’il allait désormais revenir s’occuper de ses entreprises, son soutien à certaines formations européennes d’extrême droite a conduit à des manifestations, hostiles tant sa personne qu’à l’entreprise ainsi qu’à des actes de vandalisme visant des voitures Tesla.
Elon Musk contesté ?
À tel point que, jeudi, Wall Street Journal annonçait que les membres du conseil d’administration du constructeur automobile auraient sollicité, il y a un mois, des cabinets de recrutement pour trouver un remplaçant au directeur général Elon Musk. Une information démentie par Robyn Denholm, la présidente du conseil d’administration de Tesla Motors, qui a déclaré sur X, (propriété d’Elon Musk) que cette information était « absolument fausse » et que le conseil d’administration du fabricant de véhicules électriques était « très confiant » dans la capacité de Elon Musk à « continuer à mettre en œuvre le plan de croissance passionnant qui s’annonce ». Elon Musk lui aussi écrit sur X que l’article était un « délibérément faux ».
Au-delà de la personnalité, la marque Tesla a vu ses immatriculations baisser dans l’Union européenne de 45 % en cumulé depuis le début de l’année, retombant à 36 167 véhicules contre 65 774 sur les trois premiers mois de 2024, soit la plus grosse baisse relative sur la période parmi les principaux constructeurs automobiles. Si Tesla a été pionnier dans le véhicule électrique de qualité, la marque souffre à la fois de la concurrence des marques chinoises qui proposent désormais des véhicules innovants et moins chers, mais aussi du manque de renouvellement de sa gamme. À cela, s’est ajoutée une mise à niveau des logiciels des véhicules qui a retardé leur sortie des usines. La production mondiale a reculé de 16 %, à 362 615 unités, au premier trimestre.
Pour Tesla, l’un des espoirs pour reprendre pied est l’arrivée d’une Tesla « abordable » à moins de 25 000 euros. Le hic, c’est qu’elle se fait attendre. Si son lancement est toujours prévu officiellement au premier semestre 2025, le constructeur fait pour l’heure bien silencieux sur le sujet. Tesla vise à produire 250 000 de ces véhicules aux États-Unis en 2026, avec des plans pour une production ultérieure en Chine et en Europe.








