Airbags Takata défectueux : 500 000 véhicules concernés, comment savoir si votre voiture en fait partie

Les autorités françaises ont lancé ce mardi une campagne d’information pour s’assurer que tous les automobilistes remplacent leurs airbags dangereux. On vous explique la démarche à suivre.

Ces dernières années, les airbags Takata défectueux ont causé plusieurs décès, notamment en France. Reuters/Rebecca Cook
Ces dernières années, les airbags Takata défectueux ont causé plusieurs décès, notamment en France. Reuters/Rebecca Cook

    Depuis 2016, au moins 15 personnes ont perdu la vie en France à cause de défaillances liées au scandale des airbags Takata, dont 14 en outre-mer. C’est ce qu’affirme une enquête de la cellule investigation de Radio France, publiée ce mercredi. Elle pointe également des rappels de véhicules tardifs de la part des constructeurs concernés, citant notamment les marques de Stellantis, Peugeot et Citroën.

    Des centaines de milliers de véhicules ont été rappelés à cause de ces défauts pouvant provoquer des blessures graves, voire mortelles. Selon les informations de Radio France, la moitié des victimes évoquées dans l’enquête circulaient à bord de Citroën C3, tandis que les autres conduisaient des véhicules d’autres marques : DS, Mazda, Toyota, Ford ou encore Volkswagen.

    Le défaut constaté sur ces airbags, susceptibles d’exploser en projetant des fragments de métal ou de ne pas se déclencher lors d’un accident, a été détecté par les autorités américaines dès 2014, entraînant d’importantes campagnes de rappels par de nombreux constructeurs à travers le monde. Le groupe japonais Takata a depuis fait faillite.

    D’après Radio France, au moins 500 000 automobilistes seraient concernés par des rappels potentiels de véhicules. Le Parisien vous explique comment savoir si c’est votre cas.

    Vérifier la date de construction

    Le rappel, publié mardi https://www.ecologie.gouv.fr/rappel-airbag-takata dans le cadre d’une campagne d’information « à destination des automobilistes ultramarins », vise les véhicules construits entre 1998 et 2019. Si c’est le cas, « vérifiez vos courriers ou contactez le constructeur pour vérifier si vous êtes concerné », indique le ministère.

    Consulter le site du constructeur

    Il est également possible de se rendre directement sur le site du constructeur, qui propose généralement une plateforme dédiée. Il faut alors entrer le numéro d’identification du véhicule (VIN), qui comporte 17 caractères et est inscrit sur la carte grise à côté de la lettre E, sur le tableau de bord côté conducteur ou encore sur le carnet d’entretien/garantie ainsi que sur la plaque constructeur sur le pare-brise.



    Plusieurs constructeurs fournissent aussi des notifications via leurs applications mobiles, ou encore directement sur l’écran de bord du véhicule. La liste des marques concernées est disponible sur le site du ministère.

    Réparation « gratuite et rapide »

    Si vous constatez que votre véhicule est bel et bien concerné, il est nécessaire de contacter un réparateur ou un garagiste de la marque du véhicule afin de changer les airbags. La réparation, prise en charge par le constructeur, est « gratuite et rapide », indique le ministère. La voiture sera alors immobilisée moins d’une demi-journée.