15 % plus cher que la moyenne : pourquoi ce n’est pas donné de réparer une voiture hybride ou électrique

EXCLUSIF. Selon une étude de l’association Sécurité et réparations automobiles (SRA), les pièces détachées et la main-d’œuvre pèsent sur les tarifs de réparation de ces véhicules.

Toutes motorisations confondues, le prix des pièces détachées, qui représente la moitié du coût des réparations, a encore augmenté de 7,3 % en 2024, soit un bond de 29 % en quatre ans. (Illustration) Istock
Toutes motorisations confondues, le prix des pièces détachées, qui représente la moitié du coût des réparations, a encore augmenté de 7,3 % en 2024, soit un bond de 29 % en quatre ans. (Illustration) Istock

    Rouler en électrique, c’est bon pour la planète. Mais, en cas de sinistre, ça l’est un peu moins pour votre portefeuille ou celui de votre assureur. C’est le constat de l’association Sécurité et réparations automobiles (SRA), une structure dépendant de France Assureurs, et de son observatoire 2024 des sinistres autos. Selon cette étude que nous dévoilons, basée sur 800 000 rapports d’expertise post-sinistre, les voitures électrifiées coûtent 15 % de plus à réparer que la moyenne des véhicules toutes énergies. Dans le détail, c’est même l’hybride (+ 15,7 %) qui coiffe de peu l’électrique (+ 14,3 %), le diesel étant pile-poil dans la moyenne alors que l’essence se distingue par un coût moindre (- 5,2 %).

    Ces écarts de tarifs de réparation peuvent s’expliquer en partie par des écarts d’âge et de technologie entre les différentes motorisations, le parc des voitures électrifiées étant par définition plus récent que le stock des voitures thermiques. Mais même en se limitant aux véhicules de moins de 2 ans pour gommer ces différences, les hybrides (+ 10,4 %) et les électriques (+ 7,7 %) restent plus chers à réparer qu’une essence.